"Deux tournants majeurs à l'entame du 21ème siècle contrastant dans leurs sillages avec de longues années mal inspirées par leur avènement:la première alternance démocratique et la performance de nos lions du foot au mondial 2002" Par Guorguez

Avec la première alternance au pouvoir en l'an 2000 dans notre rétroviseur national,la ceinture de sécurité bien bouclée,rien ne semblait faire douter aux Sénégalais de leurs espérances légitimes de désormais compter sur le nouveau leadership exécutif pour résolument nous sortir des culs-de-sac vers des autoroutes du développement socio-économique bien balisées.

« Dis-moi quelle presse tu suis, je te dirai quelles informations tu as… » Par Cheikhna Ibrahima Seck et Cheikh Abdoul Lahat Fall

« Il est bon de hausser la voix et de crier haro sur la bêtise humaine », dit Charles Baudelaire dans ses Curiosités esthétiques.  
« Il y a des haltes, des repos, des reprises d’haleine dans la marche des peuples, comme il y a des hivers dans la marche des saisons », s’exclama Victor Hugo, in Shakespeare. 
Haro ! Halte !
L’hémorragie doit être stoppée. Autrement, le sang risque d’être contaminé.  Des informations sans informations. 
Des informations conditionnelles, complaisantes, circonstancielles, « empressantes ». La tendance est au populisme. La presse est à l’anachronisme.  Elle est  mise en cause. Elle est dans la sauce.
Tel un accident qui se produit sur une route, tels des droits qui sont sans cesse violés. Un signal est continuellement donné. La récréation est habituellement sonnée. 
A la manière d’Aimé Césaire, nous partons, le cœur bruissant « de générosité emphatique ». Peut-être, arriverons-nous « lisses et jeunes ». Nous errons. Dans cette valse résonante, sans fanfares par ailleurs, nous sondons ce quatrième pouvoir qu’est la presse pour déceler les quelques abîmes qui, naturellement, poussent à méditer à l’instar d’Alphonse de Lamartine sur son « Lac ». 

"MAIS BON SANG ! QU'ATTEND-T-ON POUR ÉRADIQUER CES SALLES D’ATTENTE LIBYENNES DE L’ENFER POUR JEUNESSE AFRICAINE LAISSÉE À L’ABANDON ? " Par Elhadji Daniel So

"Les trafiquants d'êtres humains en Libye auraient tué plus d'une douzaine de personnes et blessé beaucoup d'autres après qu'un groupe d'environ 200 Erythréens, Ethiopiens et Somaliens, qui étaient maintenus en captivité, eurent tenté de s'évader." Cette extrême affliction est du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) à travers un communiqué en date du vendredi dernier 1er juin 2018. Événement qui s'est produit depuis le 23 mai dans la ville de Bani Walid, à 170 km au sud-est de Tripoli. Les survivants dont certains avaient passé près de trois ans de captivité ont unanimement déclaré avoir été torturés par les trafiquants avant leur mouvement de soulèvement de survie. 

Habib Diagne, l’homme qui veut alphabétiser les Enfants-Talibés

Une association de jeunes s’emploie depuis quelques mois à initier des « Talibés » d’un Daara rufisquois à l’alphabet français. L’objectif est de donner les moyens d’une réinsertion future à des enfants qui n’ont jamais été à l’école publique pour la quasi-totalité. Ses initiateurs comptent bien élargir et pérenniser le projet mais font face à des difficultés matérielles. 

"Récit d'une rencontre avec les Soixante-huitards" Par Thierno Khayar Kane

Le 29 Mai 2018, 50 ans après les évènements de Mai 68 au centre culturel français de Dakar, nous étions une minorité de Noirs et une majorité de Blancs. Cela rappelle les années 68 où les sénégalais étaient peu présents dans le campus universitaire. 

"Mai 1968, Mai 2018 : autres contextes, autres faits." Par Amadou Tidiane Thiello et Moussa Ngom

Gorges sèches mais voix retentissantes,
Ventre creux mais allure altière
Haletants mais combattants.
Main dans la main pour un même combat.

Justice !
Justice !
Justice !

Est heureux celui qui sait interpréter les signes.
Est condamné au malheur celui qui ne peut apprendre de ses erreurs.

"Pourquoi je ne célèbre pas la « Journée Mondiale de l’Afrique » ?" Par Daouda Sow

Je ne célèbre pas cette journée parce qu’en tant que panafricaniste, je n’en vois pas l’opportunité.

« Une si longue semaine après la mort de l'étudiant Fallou Sene » Par Ahmet Mbaye

UNE SEMAINE NOIRE.

Mardi 15 Mai, il est 13H 30 nous sommes en pleine séance de révision dans la salle de lecture de la FSJP. Tel un couperet, la nouvelle s'abattit sur nous. Un étudiant est tué par les forces de l'ordre à l'UGB dans des circonstances tragiques. Immédiatement, l'Amicale des étudiants de la FSJP nous a obligé de sortir des amphithéâtres en nous demandant de la rejoindre dans un combat légitime pour la cause estudiantine mais aussi dans la logique de rendre hommage à notre martyr du nom de Fallou SENE, l'étudiant Diourbellois tué à l'Université de Saint Louis. Depuis on a du mal à comprendre ce drame. Retrouver les mots pour se prononcer sur cet événement tragique nous parait impossible. Seulement ce qu'on peut dire c'est "RIP Fallou" ou encore "que justice soit faite".

Quand, animé d'un esprit patriotique, une correspondance soutenue entre le président Abdou Diouf et moi me permettait de lui suggérer des idées sur l'opportunité d'autoroutes à péage et comment impliquer les citoyens de toutes bourses dans la mise en place de telles infrastructures du futur ?

Un conseiller du Président Diouf, me recevant en son nom en 1993, m’avait dit à la fin de l’audience : « vous avez de la chance que le Président reçoive directement vos correspondances avec des idées aussi pertinentes les unes que les autres que nous ses conseillers auraient détournées, si elles transitaient par nos services, comme nos inputs personnels pour gagner des grades supérieurs !" 

"Et Baydallaye Kane ouvrit la boîte de Pandore !" Par Amadou Tidiane Thiello

Il s'appelait Fallou, il était jeune,  étudiant. Il avait 26ans. Il était venu à l'Université Gaston Berger pour faire ses humanités. Il était un soutien de famille.

"#JeSuisFallouSene" Par Ndeye Mama Diop

Pauvre est celui qui n’arrive pas à satisfaire ses besoins à temps voulu mais riche est celui qui même dans la pauvreté reste digne.
J’ai le cœur meurtri, l’esprit ailleurs et la haine qui s’exhibe quand je pense a ce fameux mardi 15 Mai 2018.
Ce jour où un camarade du nom de Mouhamadou Fallou Sene a été tué.
Ce matin où les étudiants ont été réveillés par des tirs lacrymogènes. 
Et pourtant, Ce martyr pouvait être moi,toi,lui, ou elle.

« Chronicature 024 : AVEU D'ÉCHECS

C’est une illusion que de penser faire partie d'une société civile non militante mais apte à faire sortir l'Etat de sa léthargie avant qu'un drame ne se produise, d’une opinion publique active et pas uniquement émotive et oublieuse après l’occurrence idéalement exceptionnelle finalement récurrente de ce même drame.
Pour celui-ci, tout "frais", la rapidité de la trame de l’effacement mémoriel est plus violente puisque tout impliqué que je sois, je la ressens avec impuissance.