Chronicature 009: Faire Mal car Pire existe ?


Les « tentatives » de légitimation du semblant de militantisme gauche du « populaire » Assane Diouf font légion à l’heure actuelle avec la ribambelle explicative d’une folie injurieuse se justifiant par le passif de ceux au Pouvoir qui aujourd’hui tenteraient de taire par tous moyens cette « langue hostile ». 

Souleymane Jules Diop, Farba Ngom, Moustapha Cissé Lo etcetera seraient, à raison d’ailleurs, les égéries d’une mode insolente en vogue depuis des lustres et garantissant ou ne minant pas à priori le succès au Sénégal. 
Certains sont même allés jusqu’à convoquer le quotidien d’insanités que d’aucuns vivent sur la route, dans les stades et dans les familles pour absoudre ses manifestations publiques. 
Grosse défaite de la vertu contre le vice, de l’idéal poursuivi contre le réalisme négatif… de l’optimisme contre le pessimisme.
S’il est indéfendable mais défendu que cet homme n’est qu’un activiste, que ses paroles irrévérencieuses ne sont que l’alternative expressive qui lui aurait permis d’être audible auprès du grand public, c’est que réflexion, idées et luttes conscientes et valablement argumentées sont bel et bien rangées aux oubliettes de la bienséance qui sied à tout combat noble, pire encore s’il faut soutenir pareils propos pour des velléités politiques alors que pareille position prise aujourd’hui sera demain préjudiciable comme à ceux qui se taisent par honte aujourd’hui mais auraient bien aimé que leurs incartades irréfléchies du passé soient tues. 
S’il faut préférer la platitude à la médiocrité, l’espoir d’une issue heureuse pour notre pays, lui, s’éloigne plus qu’on ne se réveille de notre léthargie. 
Et il en est de même pour la « tyrannie  du rappel comparatif (qui arrange) » pour tous les acteurs d’un échec. 
Tant qu’un gouvernement se prévaudra de faire « au moins plus » que le précédent en ayant les moyens de viser le minimum qu’aucun des deux ne finira par atteindre durant leur magistère, jaugera son efficacité par sa capacité à faire un progrès statistique (biaisé) et non une amélioration qualitative des conditions de sa population, le véritable « développement » ne se réduira qu’à un mot sur des maux. 
Quand se glorifier aussi bruyamment de « dons » d’ambulances (d’un État pour ses citoyens...), d’ouvertures singulières d’un centre ou poste sanitaire, d’électrification ou d’adduction d’eau pour un village quand une majorité n’en attend, à l’heure actuelle et en vain, pas moins d’efforts venant de ceux qu’il a élu au rang de serviteurs et non de rois bienfaisants, quand l’excellence scolaire de quelques uns sert à faire voiler le niveau exécrable des autres plus nombreux, c’est que le baromètre est des plus déréglés et dégradant. 
Au final les organisateurs d’élections chaotiques convoqueront l’histoire d’une année « d’urnes volées » pour amoindrir « une exagérée critique » quand nos pairs nous narguent pour notre démesurée vantardise électorale, les responsables de drames se débineront par le fatalisme et les accidents survenus dans « d’autres pays pourtant plus développés que nous » tout comme, à une échelle inférieure, le « rabatteur politique » et sa horde délesteront par tout artifice le détourneur de fonds publics « pour récupérer leur impôt » et le corrupteur obligé de soudoyer le corrompu se plaindra d’être racketté alors qu’il… n’était pas en règle. 
La perfection n’existe pas, pas au Sénégal ni dans d’autres pays mais le politiquement correct, l’économiquement régulier, le juridiquement faisable, le socialement acceptable, le moralement tolérable sont moins des idéaux que des attitudes de l’ordre du possible que nous nous refusons à adopter. 
À ce rythme elles seront bientôt solutions chimériques au vice radical d’un corps social depuis fort longtemps gangrené et déjà amputé de sa substance. 
S’il aurait fallu combattre le Mal par le Mal ou le Mal par le Pire, aucune de nos références religieuses, sociales ou politiques que nous citons perpétuellement sans imiter dans nos actes n’existeraient... 
NOUS SOMMES TOMBÉS BAS, TRÈS BAS, TRÈS TRÈS BAS.